L’obstination de la lumière d’un amour conjugal…
« Si on ne renonce à rien, on ne préfère rien, on ne fait rien, on n’est rien. À quoi sert d’être libre pour rien ? Nos choix nous créent et nous libèrent. »
J. Bourbon Busset.
"Qu'y avait-il de particulier dans le lien qui nous unissait?
Cela ne peut se réduire à une formule abstraite, à une suite de mots et pourtant cela doit pouvoir s'exprimer. Il me paraît difficile d'éviter le mot lumière. Ce qui se passait entre nous n'était
pas de l'ordre des forces mécaniques, ni même organiques, mais de l'ordre de la lumière, d'une lumière familière, quotidienne dont la présence était sans cesse espérée, l'absence sans cesse
redoutée. Nous vivions dans, de et par cette lumière. Si elle nous avait manqué, tout nous aurait manqué.
Nous ne nous éclairions pas l'un l'autre. C'était la même lumière qui nous éclairait. Elle ne venait pas de nous, elle venait d'ailleurs mais nous avons su l'accueillir, lui ménager, entre nous deux, un lieu, lui faire un espace. Notre chance était de vivre dans cet espace de lumière.
Tout le monde pense que l'amour du couple offre le meilleur modèle de la relation, qui est alliance dans le respect de la différence. Pourquoi alors tant d'échecs? Sans doute parce que la différence n'est respectée que du bout des lèvres, et parce que l'alliance n'est pas considérée comme une alliance à toute épreuve (...).
C'est dans ton âme intrépide que je dois chercher l'explication de ce qui est né et a grandi entre nous. C’est ton âme qui m'a vaincu. Certes j'admirais ton intelligence, ta sensibilité, ton énergie, mais que m'auraient importées ces qualités si elles n'avaient été rassemblées, unifiées par une force plus forte qu'elles toutes, par une exigence inconditionnelle? J’ai entendu battre dans ton âme la passion de l'absolu et j'ai compris que jamais je n'écouterai aucune musique plus intense que celle-là. (...) l'âme est la basse continue, la note fondamentale. "
Jacques de Bourbon Busset, Lettre à Laurence,
(Lettre à sa femme, écrite après sa mort)
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Le cœur est un instrument d’optique bien plus puissant que les télescopes de
la Nasa. C’est le plus puissant organe de connaissance, et c’est une connaissance qui se fait sans aucune préméditation, comme si ce n’était plus nous qui faisions attention à l’autre, comme s’il
n’y avait plus qu’une attention pure et une bienveillance fondée sur la connaissance de notre mortalité commune.
« Dans toutes les créatures, il y a comme un vestige de Dieu, une trace de la Trinité,… Les créatures
sont comme des secrets manifestant l’unique Secret (Verbe) divin. Les créatures ne détournent pas de Dieu mais y conduisent –Les mystères invisibles de Dieu sont atteint par ‘une intelligence
amoureuse des créatures’ : « Je les ai tirés par des cordes humaines, par les liens de l'amour;

Jean Baptiste vient d’être arrêté. Mauvais temps pour les prédicateurs : ceux qui proclament la vérité dérangent ! On les fait taire. Ce serait donc le moment de ne pas faire de vagues, de rester tranquillement dans son village. C’est au contraire comme le signal pour Jésus de quitter Nazareth-les-collines pour Capharnaüm-sur-Mer.



Dieu s’incarne à Noël pour se donner ultimement comme Agneau. L’Agneau, c’est le don le plus grand qui puisse se faire, pour nous faire connaitre le secret de Dieu. Dieu est pur don, et, en Jésus, il
s’unit à notre nature humaine, il s’unie à nous pour que l’on devienne ce qu’il est de plus secret : pur don sans aucune efficience, excès de miséricorde offerte, Agneau donné
gratuitement !
La douleur
est dans la vie des femmes comme un chat qui se faufile entre leurs jambes quand elles repassent le linge, refont les lits, ouvrent les fenêtres, épluchent une pomme. Un chat qui parfois leur
prend le cœur, l’envoie rouler à plusieurs mètres, le reprend dans ses griffes, en joue comme d’une souris mourante. Ce chat est dans la vie des femmes même quand il les laisse en paix. Elles
savent qu’il est là, dans un coin. Elles ne l’oublient jamais. Jusque dans la joie elles l’entendent respirer, comme on perçoit le chant d’une source sous tous les bruits de la forêt.

« Abandonnons notre conscience mondaine, chassons de notre ville intérieure les passions qui volent la caisse de notre âme ! Il y a des moyens, il y a
un fouet pour les chasser. C’est le rire ! Le rire, que craignent tant nos passions les plus basses ! Le rire qui est créé pour rire de tout ce qui flétrit la réelle beauté de l’être
humain. Rendons au rire sa signification réelle ! Rions généreusement de notre propre vilénie. Vous avez la gueule de travers ? Oui nous avons la gueule de travers ! De qui
riez-vous ? Nous rions de nous-mêmes, Oui, nous rions de nous-mêmes, parce que nous ressentons notre noble espèce russe, parce que nous ressentons la prescription suprême d’être meilleurs
que les autres… »
Dans l’A.T, le baptême était un acte pénitentiel, de purification devant Dieu. En se plongeant dans l'eau, le pénitent
reconnaissait son désordre, manifestant son désir de mourir à ses comportements erronés.

Dans ces jours saints
Enfin! Seul! On n'entend plus que le roulement de quelques fiacres attardés et éreintés. Pendant quelques heures, nous
posséderons le silence, sinon le repos. Enfin! La tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même.






